ARTHUR BACON
ULTRAMUSETTE
POST-ACCORDÉON – FRANCE
Arthur Bacon a commencé par là : l’accordéon et le musette appris enfant en Alsace, avant que jazz, improvisation et voyages ne l’embarquent ailleurs — chez Zakouska, The Summer Rebellion, Deli Teli ou dans l’aventure Flamenca. Avec Ultramusette, il revient à cette première langue, mais chargé de tous ses détours. Né dans les bals populaires parisiens de la rencontre des Auvergnats, des Italiens et de l’accordéon, le musette fut une formidable fabrique urbaine de valses, javas et tangos avant de finir, injustement, rangé au rayon des vieilleries. Bacon rouvre le placard. En solo, il en démonte rythmes, ornements, soufflets et vertiges pour retrouver sous le kitsch une musique populaire virtuose, physique et improvisée. Non, pas néo-musette : ultra.