Un concert basé sur les rencontres et les croisements musicaux.

Shadi Fathi invite trois artistes d’une grande sensibilité et de virtuosité : Maria Mazzotta, la voix du Salento, Antonio Alemanno, avec sa contrebasse à 5 cordes, et Cedrick Bec, l’un des batteurs les plus captivant de sa génération. Au programme de cette soirée : des compositions instrumentales, des œuvres de musique classique persane, des chants italiens, liés à des moments de l’improvisation et de la poésie.

SPARTENZA

Sortie d'album

SPARTENZA est le mot sicilien pour définir le départ, la séparation, l’éloignement de l'aimé.

Dans cette création, les artistes nous transportent d'abord sur un fragment de plage pierreuse, au bord de la mer et puis, comme dans un rêve, avec du sable entre les orteils, dans le désert. Un voyage sonore dense, d'un rivage à l'autre de la méditerranée, ou l'on perd la notion du temps et de l'espace.

Ces chants de la tradition paysanne sicilienne, que Maura Guerrera a sélectionnée parmi de nombreux enregistrements de collectage, s'imprègnent naturellement de mélodies et de rythmes exaltés d'Algérie.

A 17h30

Table ronde : “Arts et émancipation

L’art n’est ni subversif, ni libérateur en soi. Les actes artistiques, eux, peuvent l’être. Comment les orientations, les choix, les démarches, les discours inhérents à l’acte artistique peuvent-ils être des armes pour s’émanciper ? Comment peuvent ils être un moyen – pour les artistes – de reprendre le contrôle sur ce qu’ils sont ? Comment ces problématiques s’imposent elles à des artistes dont les couches qui composent leur identité sont minorées voire écrasées par le modèle dominant ?

Concert  : “ExpéKa trio

Depuis quatre siècles, le tambour Ka accompagne les soirées lewoz, mais aussi les revendications des antillais. Qui pouvait rendre meilleur hommage à cette musique traditionnelle que les deux artistes Casey et Sonny Troupé ? Entre jazz, gwoka et hip hop, Sonny Troupé et Casey font le pont entre Guadeloupe et Martinique. Le gwoka est né pendant l’esclavage aux Antilles et tire ses origines de la musique africaine chantée et jouée par les esclaves des anciennes plantations. Elle, fille de Martiniquais née et élevée en France a choisi le rap pour s’approprier sa culture antillaise et dénoncer les maux de sa génération. Lui est percussionniste et le tambour Ka a été son premier instrument. Il le confronte désormais avec d’autres styles tels que la soul, l’électro ou la jungle. Avec Célia Wa, flûtiste et chanteuse guadeloupéenne engagée, artiste remarquée de la nouvelle génération « soul & ka » et leader de projets dans lesquels elle exergue les maux de notre société, ils forment ExpéKa Trio, où chacun se retrouve dans cette zone grise où tout est possible.
ExpéKa trio Casey – voix Célia Wa – voix, flûte Sonny Troupé – voix, ka
Entrée libre

Sonny Troupé Quartet Add 2 – Reflets Denses

Le tambour ka, percussion traditionnelle de la Guadeloupe, est au cœur de la musique de Sonny Troupé. Un héritage que le batteur, compositeur et percussionniste perpétue et confronte au jazz, à l'électro, à la jungle ou encore le métal. Le 3ème album du Sonny Troupé Quartet Add 2 – Reflets Denses résulte d'années d'expériences au côté notamment de Christian Laviso, Kenny Garrett ou encore Lisa Simone….  et de l’étude approfondie de la musique gwo ka.

   

Un rêve celtique

Une création produite par le département Musicologie de l'Université d'Aix-Marseille (AMU) et les étudiants de Licence 2. 

Les poèmes d'Ossian ont profondément influencé le romantisme au 19e siècle et ils sont à l'origine de la mythologie celtique contemporaine.

Un poète écossais, Mc Pherson, prétendit à la fin du 18e siècle avoir découvert des textes écrits par un barde celte inconnu, Ossian. Il diffusa ces poésies qui connurent un succès durable, jusqu'à notre époque. Les musiques celtiques sont elles aussi baignées dans cette mythologie, où le littéraire s'unit au musical, où la fiction devient vérité. Dans cette continuité les musiques "celtiques" sont une fiction réanimée, une musique de création bien vivante engendrée par une tradition largement inventée.

  DISTRIBUTION Apolline ANTOINE [Piano], Alexia ALBERTY [Violon] Hugo AUDIER [Percussions], Damien BARRA, Shireen DERKI, Morgane SOLIGNAC, Maxime VIDAL et Léa COISSARD [Chant], Eyleen CORACI [Violoncelle], Juliette DANGREAU et Eléonore MONTBEL [Flûte], Mathis HEYMAN et Marie-Lou MUZEAU [Guitare],  Zoé PELLEGRIN-FRACHON [Alto], Dylan SAMUEL [Clarinette] 

Trab Project

Ce répertoire prend racine dans la poésie et la musique oranaises des années 30. Le Bédoui et le mode Trab donne à la musique raï son africanité, un pont entre l’Orient et l’Afrique où ces rythmes règnent en maîtres. Influencés par les musiques actuelles, musiques du monde, le groove afroaméricain, la bossa brésilienne mélangés aux rythmes et aux mélodies maghrébines, la majorité des titres de cet opus sont des compositions originales. Mehdi Laïfaoui et ses musiciens revisitent également de célèbres titres du vieux raï des années 70 et 80.

Influences croisées entre écriture instrumentale et écriture acousmatique Instrumental, vocal et électroacoustique, le catalogue de Denis Dufour offre un panorama contrasté et cohérent de ce que l'on peut définir chez lui comme une constante de son style, qui est tout sauf académique : à la liberté, à la fantaisie, à la sensualité et à l'humour répondent sans aucune rigidité une gravité, une profondeur et un sens caché dans de savants et surprenants dosages de timbres et d'espaces. Chaque pièce apporte des solutions d'écriture et des trouvailles d'articulation qui conduisent, avec légèreté et une forme ‘d'évidence inattendue’, l'auditeur dans un voyage au cœur d'un monde sonore étonnamment abouti…

Lundi 6 Mai - 18h00 

Conférence | Stèle pour Pierre Schaeffer et Spot : Du naturel perceptif au geste acoustique Une “traduction” de l’univers des musiques acousmatiques dans la “langue” instrumentale qui aboutit à une musicalité neuve, surprenante dans sa vigueur à enchaîner d’improbables figures.  

Lundi 6 Mai - 20h30

Concert-portrait Denis Dufour : Esprit de suite Marseille Ce programme, conçu comme une ‘suite’ met en regard des œuvres dont la période de réalisation s'étend sur plus de quarante années.  

Electrochocs - Scène Ouverte

Mardi 7 Mai -  19h00

Réalisations des étudiants de composition électroacoustique dirigés par Maxime Barthélemy. Un « cinéma pour l’oreille » orchestré par une classe dédiée à l’invention, dans laquelle se pratiquent des musiques à la démarche innovante, de la fabrication de matières sonores.  

Rom Sucar

Une musique vivante, un répertoire unique depuis les ajouts de musiques traditionnelles tsiganes de Roumanie et des Balkans à leurs propres compositions.

Musique folklore et authentique, joyeuse et mélancolique, moderne et rustique, originale et tout simplement vraie. Elle a traversé l'histoire, les champs, les villages, transcendant les frontières serbes, bulgares, moldaves, hongroises, turques ou même bretonnes ! Un esprit musical d'improvisation et de créativité, à l'image de la culture de transmission orale des Lautari de Clejani.

Chanter les ancêtres

Croisement de racines généalogiques et de routes de migrations, de commerçants, de pèlerins ou d'aventuriers, cette rencontre entre amis constitue un dialogue et un rappel à la mémoire ancestrale de la musique. Ensemble ils évoquent les rites, les rythmes et les chants des anciens pour croiser et conter les expériences et les mémoires de leurs pays natals. La communion des langues et des routes diverses, forment une étonnante passerelle pour une croisée musicale autour de la mémoire Méditerranéenne.

Mémoire des gitans et flamencos d’Algérie

C’est avant tout une histoire de culture et de mémoire, celle d’un héritage culturel d’une infinie richesse. Le flamenco, création née de la croisée des chants arabes, des mélodies juives inspirées de chants byzantins, des rythmes hindous apportés par les gitans en Espagne au XVe siècle et du folklore populaire andalou. Ce groupe est né de la rencontre de deux interprètes gitans (chant et guitare), Paco Santiago et José Boleco avec la musicienne algérienne Meryem Koufi. Une rencontre après plusieurs siècles, qui nous ramène aux origines culturelles et musicales d'Al Andalus d’une part et à celle d’une Algérie méconnue d’autre part.

La Madrugada

 

Sortie d'album

« La Madrugada », c’est cet instant, juste avant le lever du Soleil. Encore caché par l’horizon, sa lumière nous parvient, dans le silence coloré du matin. Certaines étoiles persistent, dans une rougeoyante fraîcheur…

« La Madrugada », c’est le nom du répertoire avec lequel Mandy Lerouge nous emmène en Argentine, loin de Buenos Aires et du tango, vers le nord du pays, depuis la province de Misiones jusqu’à celle de Santiago del Estero, sur les terres du peuple Guaraní, des Quechuas et des gauchos, entre terre rouge, fleuves impétueux, forêt humide et pampa sauvage.

Une invitation au voyage, à la rencontre des grands auteurs du folklore argentin (Atahualpa Yupanqui, Ramon Ayala, Constante Aguer) en espagnol et langue guaraní, à la découverte de la Chacarera, de la Zamba et du Chamamé.