La Mal Coiffée

Avec « … E los leons ››, les voix et les percussions de La Mal Coiffée sculptent une musique qui porte un récit : l’épopée d’une jeune fille dont les lointains ancêtres sont des lions.

Originaire du Minervois, La Mal Coiffée réinvente un chant polyphonique où la poésie et la langue occitane sont indissociables de l’expression populaire. Ancré dans la modernité, ce travail fait résonner le timbre de voix languedocien, un timbre profond et chaleureux soutenu par un puissant jeu rythmique.

Inspiré du roman d’Henry Bauchau, Diotime et les lions (Actes Sud/Babel), ce poème narratif est écrit et mis en musique par Laurent Cavalié.

Loxias_credit Ralph Louzon

LOXIAS - Souffles de cristal

Artistes en résidence

Après 4 semaines de résidences à la Cité de la Musique, Isabelle Courroy et Christian Zagaria nous présentent leur création.

Solo graphique sur instruments de cristal, LOXIAS est un concert traversé par la question de la lumière et des degrés d’opacité à travers lesquels elle nous est manifeste. Les instruments de cristal, vecteurs et conducteurs de lumière ont été spécialement conçus et fabriqués pour cette création. Loxias est l’invitation à vivre l’expérience intime d’un cheminement lumineux à travers le temps.

Fleur Sana

FLEUR SANA - Mind

Artiste en résidence

Une musique à voir liant le sens des textes aux mouvements au travers de ses émotions : repousser ses limites tel un challenge…

Ce spectacle se veut une pause dans le temps, un rêve éveillé, une expérience interactive qui emmène le public dans un univers urbain, pop électro coloré, rythmé, excitant, émouvant, unique, celui de Fleur Sana. Un spectacle qui nous transporte dans un univers inconnu.

Fleur Sana sera à la BMVR Alcazar le Jeudi 25 Janvier à 17h30 pour une conférence illustrée (entrée libre). En savoir plus >

Musique Francaise pour flûte alto harpe

Concert

Un concert de musique de chambre avec les solistes de l'Opéra de Marseille pour une heure de bonheur autour de la musique française : Claude Debussy, Maurice Ravel, Jacques Ibert, Jean-Philippe Rameau et André Jolivert.


Lever de rideau

Par les élèves de la Cité de la Musique de Marseille.

Professionnels et amateurs se rencontrent, échangent et... jouent ensemble.

Aujourd’hui grâce à des anciens élèves et des collègues musiciens, Claude Crousier regarde savoureusement 50 ans de carrière pédagogique et musicale.

Ce soir de 1 à 14 instruments des musiques diverses se croisent dans une grande chaine de transmission des savoirs culturels soit par l’écrit, soit par l’improvisation.

L’absence de transmission serait la fin d’une civilisation.


Distribution :

Clarinette : Claude CROUSIER, Pierre GENISSON, Ariane STOLL, Patrick MESSINA, Jean-Claude FALIETTI, Pierre OUTRIEU Quatuor de clarinette RHAPSODE : Philippe LAYE, Mathias FORGET, Patrice SEGARD, Cédric LECELLIER Vincent BEER-DEMANDER (Mandoline), François ROSSE (Piano improvisé), Shadi FATHI (Setar iranien, Daf & Zarb), Agnès CONDAMIN (Guitare), Barre PHILLIPS (Contrebasse) - Michel PASCAL (Clavier électronique), Pascal GOBIN (Clavier électronique)

Choeur multiculturel Ibn Zaydoun

Ibn Zaydoun, grand poète de Cordoue du XIe siècle, est le nom donné à cette formation chorale créée en 2008 au Festival d’Aix-en-Provence et destinée à des adultes amateurs de tous horizons. Dirigé par le compositeur, ûdiste et chanteur Moneim Adwan, le Choeur propose un répertoire de chants traditionnels du Moyen-Orient et de poésies arabes anciennes et contemporaines mises en musique par leur chef de choeur : Ibn Al-arabî, Khalil Gibran, Mahmoud Darwich, et pour cette année 2017, Bayram Al Tounsi.

« L’Ecart », ou autrement dit l’Entre comme lieu, manière et occasion de l’émergence de l’oeuvre. Concert autour de l’idée d’intermédialité, dialogue au sein d’une même oeuvre de différentes expressions artistiques, poésie numérique, musique mixte, performance, vidéomusique…

Pour sa venue à la Cité de la Musique de Marseille, Paul Ramage souhaite proposer une intervention centrée autour de la pratique de l’improvisation et du jeu en direct sur divers dispositifs expérimentaux (corps sonores amplifiés, microphones divers, feed-back, ondes radiophoniques, magnétophones à bande magnétique, synthétiseurs analogiques et numériques etc.).

Avec ces instruments électroacoustiques, les élèves participent à une performance collective s’appuyant sur les grands principes des Futuristes (la dynamique, le mouvement, la vitesse, la machine, le langage...), créant une symphonie urbaine sonore et imaginaire de la Città Nuova d’Antonio Sant’ Elia...

18h15 - Rencontre 20h30 - Concert

Sorn

Artistes en résidence

Sorn est le résultat d’un travail de recherche, d’expérimentation et de création musicale qui prend pour point de départ le répertoire collecté par Damase Arbaud en Haute Provence à la fin du XIXe siècle. C’est une sélection et une mise en relation de textes qui se rejoignent autour des thématiques de l’obscur et du funèbre.

Les collectes de Damase Arbaud sont d’une grande précision textuelle. Le recueil inclut souvent des variantes et se nourrit de comparaisons avec des textes collectés dans le pays d’Oc ou en France. Ainsi choisis et rassemblés, ces textes forment un corpus cohérent et progressif, comparable à un livret d’Oratorio : c’est l’histoire d’une culture oubliée, à laquelle s’est substituée une Provence de l’élite littéraire et des danses savantes.

Sorn (sombre en occitan) est la mise en musique de cette histoire. Ce récit est raconté par quatre chanteurs qui par la polyphonie étendent le nombre des entrées. Elle est aussi sonnée par un percussionniste qui restitue, sur un lithophone conçu à partir de matériaux collectés dans la montagne de Lure. Les cinq solistes se relaient pour porter tour à tour une narration qui se veut tantôt collective tantôt solitaire. Chocs, frictions et tintements dessinent un paysage peuplé d’ombres et de reflets qui conduisent les voix dans leur simplicité nue de parole initiale

Voyage d'Hiver de F. Schubert

Le Voyage d’hiver est le second cycle de lieder composé par Schubert sur des poèmes de Wilhelm Müller, après le cycle Die schöne Müllerin (La Belle Meunière). Le thème de l’errance, qui est aussi celui de La Belle Meunière, est un des thèmes familiers de la poésie romantique allemande.

On a souvent considéré ce cycle comme une annonce de la mort de Schubert en raison de l’atmosphère sinistre qui y règne. Pourtant, si le contenu en est dépressif et la matière musicale d’une sobriété glaçante, bien éloignée du charme mélodique et expressif de La Belle Meunière, Schubert n’était en rien mourant à l’époque de sa composition. Il eut même l’occasion de chanter ces lieder devant ses amis, précisant d’ailleurs que l’interprétation devait être d’une grande sobriété, jamais emphatique ni déclamatoire. Pourtant, Le Voyage d’hiver évoque pour nous un monde sans soleil et sans joie, où même le désespoir semble dépassé.