RÉDI HASA
LE LABYRINTHE ET L’ABÎME
Rédi Hasa a suffisamment embrassé toutes les perspectives du violoncelle pour ne pas se réjouir d’en désorienter les trajectoires. D’une famille d’artistes à Tirana et d’une formation classique albanaise poursuivie à Lecce, il l’a promené des musiques du Salento avec Maria Mazzotta aux tournées mondiales avec Ludovico Einaudi, croisant au passage Robert Plant, sans oublier le grunge de sa jeunesse. Peu de musiciens auront autant déployé toutes les dimensions de leur instrument. The Stolen Cello racontait l’exil ; My Nirvana, ses amours électriques. Pour cette Chambre é-laboratoire, plus de répertoire ni de carte : Hasa entre seul avec son violoncelle dans le labyrinthe de l’improvisation. Cordes frottées, pincées, frappées, souffles, harmoniques et silences : c’est là que nous découvrirons jusqu’où l’instrument acceptera de le suivre — et de l’entraîner.