Intermède : De Tom Waits à Harry Partch, la lutherie expérimentale

 

 

L’idée de ce bref billet est née de la lecture de Gravikords, Whirlies, Pyrophones Experimental Musical Instruments de Bart Hopkin (disponible à la Médiathèque). Et tout particulièrement de sa préface, signée Tom Waits.

 

 

Asseyez vous et profitez du voyage ! – Tom Waits

Une nuit, en tournée au Texas, Tom Waits rentre dans sa chambre d’hôtel et s’endort en oubliant d’éteindre la télévision. Réveillé en pleine nuit, il voit « un homme en costume qui fait une démonstration d’instruments qu’il a créés et construits lui-même » : sur un cadre en métal rempli d’eau, pendent une trentaine d’espèces de biberons en cristal. Chacun est suspendu à une longueur différente et une distance d’environ deux à trois pouces les sépare les uns des autres. L’homme joue une de ses propres compositions : Psaume 29. Waits reste scotché. Il décrit cette musique comme l’une des plus belle qu’il a jamais entendue. L’instrument a le son d’un orgue titanesque. Qui est le mystérieux personnage qui joue de ce drôle d’instrument ? Quelques années auparavant, [Tom Waits] avait entendu parler d’un gentleman de Patterson qui, au lieu de se débarrasser de sa vieille voiture, avait décidé de la démonter et d’en transformer toutes les pièces en instruments de musique : le résultat fut une “harpe capot”, une “harpe porte” et la renaissance de la voiture. Ce compositeur-luthier, c’est Harry Partch. Et Tom Waits est forcément séduit par ses “orchestres de décharge” …

Sur la toile : Tom Waits et Harry Partch (extrait de documentaire en anglais)

 

 

Harry Partch et quelques uns de ses instruments

Harry Partch et quelques uns de ses instruments